Le problème croissant de la succession numérique
Les actifs numériques représentent une part croissante du patrimoine personnel : cryptomonnaies, comptes de courtage numériques, noms de domaine, propriété intellectuelle numérique. La plupart des Israéliens n'ont pas prévu leur transmission à leurs héritiers, et la loi n'a pas encore pleinement rattrapé la technologie.
Ce qui peut être inclus dans le testament
La loi israélienne permet de léguer tout actif, y compris les actifs numériques. Mais le testament doit être exécutable : les héritiers doivent pouvoir accéder à ce qu'ils reçoivent. Cela nécessite un inventaire complet des comptes et avoirs, les identifiants d'accès (mots de passe, phrases de récupération pour la crypto) et des instructions sur la manière de transférer ou liquider chaque actif.
Étapes pratiques
- Créer un inventaire scellé de tous les actifs numériques, conservé séparément du testament.
- Pour les cryptomonnaies, s'assurer que les phrases de récupération (seed phrases) sont accessibles à une personne de confiance.
- Vérifier les conditions d'utilisation des plateformes — certains comptes sont non cessibles.
Peut-on léguer des cryptomonnaies à ses héritiers dans un testament israélien ?
Oui — les cryptomonnaies et autres actifs numériques peuvent être légués dans un testament israélien comme n'importe quel autre bien. Le défi essentiel est de s'assurer que les héritiers pourront effectivement y accéder après le décès. Sans les clés d'accès (seed phrases, codes PIN), les cryptomonnaies seront définitivement perdues — le testament ne peut pas déverrouiller un portefeuille blockchain.